7.5/10

Ave Caesar

Ave Caesar, version 2006, est la réedition par les éditions Ubik d'un jeu de 1989 (chez Ravensburger).

Déjà terriblement efficace, le jeu n'a subi que peu de modifications. C'est avant tout le graphisme qui a pris un coup de jeune.

A la tête d'un char, vous devez battre à la course vos adversaires dans l'enceinte du circus Maximus, pilier central des jeux romain.
Pour cela, outre votre char et vos chevaux, vous avez à votre disposition, à chaque tour, 3 cartes, chacune indiquant le nombre de cases que vous pouvez franchir en la jouant. Une fois jouée, une carte se voit remplacée par une autre, tirée au hasard parmi un jeu de base identique pour tous les joueurs.

Concept facile et plaisant. En quelques minutes seulement on l'intègre, et on se lance dans la course avec d'autant plus d'entrain.

A partir de ces quelques règles, un aspect tactique à la fois facile à appréhender et sournois par instants, sera généré par l'aspect du terrain de jeu.
Le cicus Maximus est en effet découpé en cases et couloirs, chicanes et voies royales qui parfois ne laisseront pas passer plusieurs chars de front.
Il faut alors trouver l'adéquation idéale entre vitesse, ruse et précipitation.

A l'usage, le jeu est fluide, les tours s'enchaînent sans heurt. Parfois on réfléchit quelques instants à la meilleure conduite à adopter, parfois il suffit de jouer sans stratégie. Le jeu est sur ce plan, à la fois une réussite, et, sans aller jusqu'à l'échec, une deception. Quand beaucoup de joueurs s'élancent, on a tendance à pouvoir prédire qui arrivera premier. Partir en tête est un bon moyen d'y rester.
Ave Caesar prend alors du relief dans les parties jouées en tournois plus longs : plusieurs courses d'affilée sur plusieurs terrains différents, voire même dans plusieurs sens.
En effet, le plateau de jeu comporte deux faces, et autant de circuits, que l'on peut parcourir dans n'importe quel sens.

On prend alors beaucoup de plaisir à mener son attelage à l'arrivée. Sans oublier de passer une fois par course saluer Caesar. Sinon, la moutarde lui monte au nez.

Cette nouvelle version apporte donc principalement un graphisme rafraîchi. Les illustrations de Freytag plantent parfaitement le décor tout en restant dans la veine classique. Elles sont plaisantes et ne lassent pas.
On pourra déplorer cependant que les couleurs des pions et des cartes soient peu différentes. Jouer à la seule lueur d'une lampe légère a tendance à augmenter le temps de préparation du jeu, lorsqu'il est nécessaire de trier les cartes par couleurs (heureusement, le graphisme est légèrement différent pour chaque personnage). On se demande encore pourquoi les dos des cartes ne sont pas, eux aussi, différents ?...

L'aspect graphique sympathique se retrouve aussi dans le carnet de règles, qui est un exemple de simplicité et de compréhension.

Au final, Ave Caesar est un jeu à la fois convivial et intelligent, auquel on prendra régulièrement plaisir à jouer.

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A propos de l'auteur

Guillaume est le fondateur et le rédacteur en chef de Krinein. Curieux et passionné par la culture au sens large, il poursuit sa route sur les chemins tumulteux de la critique culturelle.

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