6.5/10

Fabula

Fabula est un jeu de société mêlant à la fois le jeu de rôle, l'improvisation théatrale et le jeu de plateau, le tout dans une ambiance de contes à l'imaginaire débridé.

Mes amis, je vous ai réunis pour m'aider à terminer cette chronique. En effet, je suis touché par le syndrome de la feuille blanche et requiers votre aide. Je vous plante le décor.
Fabula est le second jeu de Libellud, éditeur de Dixit, mais aussi le nouveau jeu de Régis Bonnessée, auteur d'Himalaya et de Jean Louis Roubira, l'auteur de Dixit. Ce casting est donc relativement prometteur. Dans Fabula, on est à mi-chemin entre le jeu de plateau et le jeu de rôle. On peut le placer aux côtés d'un « Il était une fois » ou d'un petits meurtres et faits divers.



Chapitre I : vous êtes dans une salle obscure, éclairée de lumière tamisée par des torches virevoltantes. Vous apercevez une boite de jeu au centre de la pièce,  subtilement mise en valeur par une raie de lumière naturelle, que faites-vous ?

Le renard, est le premier à se manifester, il prend la carte flûte et annonce qu'il joue un morceau de musique pour charmer la boite et la laisser s'ouvrir en un rythme enchanteur.
Le sorcier propose lui d'utiliser le sceptre qu'il portait avec lui pour ouvrir la boite à l'aide d'une incantation démoniaque.
Fabula s'ouvre dans une gerbe de lumière apaisante et nous laisse entrevoir un matériel d'une qualité rare. Des personnages en carton finement illustrés, les paysages représentant les scenarii nous ébahissent. On aperçoit aussi un chevalet cartonné permettant de placer l'illustration du scenario choisi, ainsi que les cartes objet. En un souffle, les jetons plume se dispersent sur la stèle. Puis, dans un dernier tressaillement apparaît un sablier.

Les personnages
Les personnages
Chapitre 2 : Maintenant que vous avez réussi à ouvrir cette boîte, il va falloir y jouer !

La fée lève la main et prend la carte trésor « Moi, je pense que j'utilise le coffre au trésor pour enfermer le jeu. »
Le chevalier s'agite et récupère le grimoire. « Je lis les règles du jeu et j'explique à tous comment jouer ! »
Pour jouer à Fabula, il faut être au minimum trois. L'un des joueurs endosse le rôle de Grimm qui est en quelque sorte le maître de jeu. Chaque joueur choisi son personnage et Grimm prend un carton scénario et se rend à la page idoine pour lire celui-ci aux joueurs. Il plante le décor et donne la problématique du premier chapitre. On place un certain nombre de cartes objet sur la table et chaque joueur va devoir utiliser un de ces objets pour tenter de résoudre la problématique et convaincre Grimm que son idée est la bonne, et qu'il peut donc être le héros de l'histoire. Ensuite, rebelote aux deux chapitres suivants. Grimm attribue ou non un jeton plume s'il estime que l'histoire avance grâce à l'idée du personnage.
Les deux joueurs ayant totalisé le plus de jetons plume ont l'immense honneur de participer à l'épilogue dont Grimm en lit les prémices et qu'ils doivent compléter.  Le premier a le temps du sablier pour terminer l'histoire en incluant les deux cartes restantes sur la table. L'autre doit faire de même mais sans limite de temps, car il doit se distinguer de son camarade.

Grimm choisi alors l'histoire la plus intéressante à ses yeux et permet au vainqueur d'être le héros de l'histoire.

Carte objet
Carte objet
Épilogue : Vous avez terminé de jouer à Fabula, que faites vous ?

Le lutin prend la carte tambourin : « Je vais aller dans le village et crier à qui veut l'entendre que Fabula est un jeu magique ! »
Le charismatique, beau et intelligent Maat (et modeste, rassurez vous le personnage n'existe pas dans Fabula, juste dans la vraie vie !) prend la carte ordinateur (rassurez vous, elle n'existe pas non plus !) et annonce qu'il va en faire une critique sur krinein.com.

Pour tout vous dire, chers lecteurs assidus, j'étais très fortement emballé par l'idée de Fabula. Lorsque j'ai ouvert la boite, je l'ai été encore plus, le matériel est magnifique, il vous plonge directement dans un monde enchanteur. C'est donc armé de tout cet enthousiasme que j'ai proposé à mon équipe de joueurs de s'y plonger. Il s'est avéré que Fabula se destine à un public très ciblé : ceux qui sont capables de raconter des histoires. Là où les mots clefs de petits meurtres et faits divers permettent de s'en sortir même en n'étant pas très doué, Fabula est, je trouve, quelque peu bloqué par le mécanisme des objets à inclure. Les héros finissent souvent en  abus d'utilisation d'objet magique. Certes, la magie est essentielle dans les contes, mais tout se solutionne par facilité et il n'y a pas beaucoup de malice dans les interventions, étant bridés par cette carte à placer obligatoirement. 
De plus, le joueur incarnant Grimm est en proie à des remords, il ne souhaite pas forcément descendre quelqu'un qui a mis du cœur dans sa partition. Cela requiert une dose d'objectivité qui n'est clairement pas chose aisée.

En somme, Fabula est à réserver à un public averti si l'on veut respecter les règles ou bien à jouer avec plus de libertés, sans « enjeu » de victoire, en n'utilisant que le potentiel imaginatif du jeu. Certains augureront que l'on peut y jouer sans matériel, je ne suis pas de ceux là car la qualité de celui-ci est telle que l'on s'évade rien qu'à regarder les illustrations. D'autres prétendront que le jeu risque de s'épuiser rapidement, mais mon petit doigt me sussure à l'oreille qu'il y aura des scenarii téléchargeables à l'avenir, ou alors une extension.

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