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La Gloire de Rome

Le grand incendie a fait des ravages. Il faut reconstruire Rome !
Et oui, dans La Gloire de Rome, le joueur est amené à utiliser des ressources pour monter des bâtiments allant des latrines (sisi !) au glorieux Colisée. C'est une période de notre histoire fort appréciée en règle générale et particulièrement chez Krinein, où l'on retrouve des Tribun, Astérix, L'Aigle de Rome, Gladiator ou encore Rome et Spartacus pour les séries.
Carl Chudyk (auteur entre autres d'Innovation), nous propose dans ce jeu de cartes de chercher de l'influence pour se développer et l'emporter.
Certains disent qu'Innovation et La Gloire de Rome ont des similitudes. Bon, d'accord, ce sont deux jeux de cartes du même auteur avec un mini plateau. Mais la comparaison s'arrête là pour moi. Les mécanismes n'ont rien à voir et le plaisir de jeu est totalement différent !


DR.
Fouillons dans les débris

La boite de La Gloire de Rome n'attire pas l'œil par son originalité ou sa grande beauté. C'est du très classique. D'un format moyen, pour un jeu de cartes. Les rangements ne sont pas au rendez-vous, les cartes se baladent un peu. Si, comme moi, ça vous énerve de toujours devoir les trier, il faut opter pour l'élastique ou encore le sachet plastique. Filosofia nous propose deux cent cartes aux illustrations sympathiques, de type bande dessinée, ainsi que quelques pions en bois dont je n'ai pas vraiment compris l'utilité (hormis le pion premier joueur). Et, pour terminer, les mini plateaux de jeux, aide de jeu. Quand on a goûté aux plateaux d'Innovation, ceux-ci font vraiment camelote. Un peu fins et volatiles.
Voici donc une édition assez correcte qui ne révolutionnera pas le genre, mais qui a le mérite d'améliorer celle de la version originale.

Posons les fondations

Dans La Gloire de Rome, le premier joueur va devoir faire une action : soit piocher (appelé "penser dans le jeu"), soit jouer une carte action (cartes commande). Parmi les cartes commande, il y a le patron qui permet de ramener des clients dans sa taverne. Ces derniers permettent de multiplier les actions. On retrouve aussi l'ouvrier qui obtient du matériel du lot commun, et le légionnaire qui en fait autant, tout en requérant des autres joueurs ce même matériel. Le marchand, quant à lui, revend des matériaux qui permettront de marquer des points de victoire à la fin. Pour terminer, l'architecte et l'artisan servent à poser des fondations pour faire un chantier, puis, par la suite, à ajouter des matériaux pour terminer ces chantiers et ériger les bâtiments.  
A la suite du premier joueur (toujours dans le tour de celui-ci), les autres pourront suivre l'action de ce premier s'il en a fait une, et si l'on dispose des bonnes cartes, ou bien piocher. Enfin, tout le monde résout les actions.
Les bâtiments ainsi construits rapporteront de l'influence (ce qui augmente les réserves de clientèle, mais aussi de la chambre forte du marchand) et des points de victoire à la fin. De plus, ils ont chacun une capacité spéciale. Évidemment, plus la carte est difficile à construire, plus l'effet est important.
La partie se termine lorsqu'il n'y a plus de cartes action, ou lorsque le dernier chantier est utilisé. De plus, il existe deux bâtiments permettant d'achever la partie prématurément.
Dès lors, on décompte les points de la chambre forte du marchand, des bâtiments terminés, ainsi que des points de bonus marchand (les fameux pions en bois que je trouve inutiles) et, comme d'habitude, celui qui a le plus de points l'emporte !


DR.
Achevons le chantier : Gloire à Rome !

La Gloire de Rome est un très bon jeu de cartes mais qui, comme son jeune frère Innovation, n'est pas accessible à n'importe qui. Un minimum d'entraînement ludique est nécessaire pour, d'une part comprendre les règles (très bien expliquées par ailleurs, avec une méthode d'initiation que nous avons cependant ignorée) et, d'autre part, bien comprendre les mécanismes.
Mais une fois tout cela assimilé, on prend un peu plus d'une heure de plaisir selon le nombre de joueurs. Parfois moins : une de nos parties s'est achevée en vingt minutes à cause de la carte catacombes, qui met automatiquement fin à la partie. C'est assez frustrant et peut-être moins addictif qu'Innovation (mince je fais tout de même des comparaisons !). Cependant, les joueurs qui apprécient l'un n'apprécient pas forcément l'autre.
Un des inconvénients majeurs de La Gloire de Rome, c'est que lorsqu'un joueur a pris un ascendant, il est quasiment impossible de le rattraper. Une bonne main de départ, un brin de stratégie tout de même, et la partie est jouée. Il existe cependant des bons gros combos de cartes assez puissants qui permettront, avec un brin de chance, de revenir dans la partie. Mais cela a son revers de médaille : certains combos sont aussi presque imbattables. De plus, il faut une grande table pour pouvoir y jouer, et cela nécessite aussi une certaine dextérité pour placer toutes ses cartes sur son plateau de jeu.
Dans les points positifs, j'apprécie particulièrement le mécanisme des cartes qui ont plusieurs utilités : le rôle, le bâtiment, le matériau et l'influence se retrouvent ainsi sur une seule et même carte, sans toutefois alourdir le design. De plus, on retrouve dans le "lot commun" les cartes jouées au tour précédent. Du coup, si on joue trop de sénateurs, on a un lot commun maigre.

En résumé, si le thème vous plaît et que vous aimez les jeux de cartes un brin complexes, avec du combo dedans foncez !

A propos de l'auteur

2 commentaires

  • Guillaume

    14/02/2012 à 15h44

    Répondre

    Ce jeu semble plutôt sympa. A ajouter à la liste des trucs à tester...http://jeux-societe.krinein.com/-24450/ ... 18193.html

  • Maat

    14/02/2012 à 15h50

    Répondre

    Oui, surtout le tester avant car, bizarrement, il y a soit une grosse adhésion soit un rejet total du jeu parmi mes amis testeurs !

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