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Le jeu du Miroir Magique ou le guide du sexisme pour les tout-petits

Le jeu du Miroir Magique est un jeu consistant à conquérir, sur un plateau, les quatre coeurs correspondant à une princesse de Disney, princesse représentée par une figurine que l'on a choisie préalablement. On se déplace tout bonnement en lançant un dé et, une fois sur le bon coeur (ils sont tous face cachée), il faut appuyer sur le bouton d'un miroir magique et que celui-ci fasse apparaître un prince. Si c'est la méchante sorcière qui apparaît au lieu du prince, on ne peut pas récupérer le coeur et celui-ci est remis face verso. Une couronne tout aussi magique vient par ailleurs contrer les effets du miroir si on la porte.

Le jeu du Miroir Magique avait ainsi tout pour plaire aux parents : un soupçon de stratégie, familiarisation avec les mécanismes de base des jeux de société sophistiqués (immunité, technique de la coopération passagère, maniement du facteur chance etc...), recours à la mémoire, utilisation d'un dé et du comptage. Il avait aussi tout pour plaire aux petits enfants : univers Disney, coloris vifs, accessoires fournis et luxueux, plateau de jeu finement travaillé...

Mais, sur Krinein, en spécialistes du jeu que nous sommes, une particularité nous a immédiatement interpellés : "Le jeu du miroir magique de DISET est un jeu de société spécialement conçu pour les petites filles". Ah tiens, il y aurait des jeux de société pour garçons et des jeux de société pour filles ? C'est une catégorie que nous n'avions pas pensé à créer dans nos fiches techniques... Je devrais peut-être en parler au Directeur.


Miroir, Miroir, dis-moi que je suis la plus belle !
Trêve de sarcasmes ! Amis Krinautes, vous savez où nous voulons en venir. Ce jeu, et tous ceux qui lui ressemblent, a un premier vice de taille. Il présuppose que certains jeux s'adressent aux filles, et a fortiori, d'autres aux garçons. Il induit que les filles et garçons ont tellement de différences psychologiques, sans pour autant nous dire lesquelles, qu'il leur faut des jeux différents. Ce jeu, et tous les similaires, s'obstine à nier qu'en réalité, les différences entre personnes tiennent avant tout à leur caractère, et non à leur sexe. Est-ce là ce que nous, parents, voulons apprendre à nos enfants ? Que les filles sont bavardes et les garçons muets, que les filles sont coquettes et les garçons des clochards, que les femmes veulent trouver l'âme soeur et pas les hommes... ?

Deuxième travers, Le Jeu du Miroir Magique formate, dès 4 ans, l'esprit de nos petites filles sur une obsession : trouver le Prince Charmant et l'épouser. Terrible chimère qui les poursuivra toute leur vie, et qui viendra frapper de plein fouet tous les pauvres hommes qu'elles rencontreront ! Ceux-ci devront sans cesse vivre à côté du fantôme du Prince. Diable, finalement, il n'était pas un héros, je le quitte !

Dernier vice, découlant du premier : Le Jeu du Miroir Magique étant un jeu qui se joue à plusieurs, en plus d'inculquer des préjugés aux enfants, pire, il invite ceux-ci à commettre l'acte de discrimination. Si la petite fille à qui on offre le jeu a un frère, celui-ci n'aura pas le droit d'y jouer. Conséquence, soit la fille lui dira, dans l'hypothèse où c'est lui qui aura voulu jouer avec elle (notamment s'il était encore trop petit et innocent, pour ne pas se rendre compte que c'était un jeu "pour filles"). Soit, inversement, le garçon le dira à la fille si c'est elle qui, dans son innocence, l'aura invité à jouer. "Tu veux que je joue avec toi ; non je ne veux pas, c'est un jeu pour filles". Combien de fois avons-nous subi cette éternelle et abominable phrase en cour de récréation : "Non tu ne peux pas jouer avec nous, t'es un garçon/t'es une fille" ? Ainsi, dès 4 ans, on conduit les enfants à se séparer les uns des autres, à subir une peine de la part de ceux qu'ils aiment, et réciproquement.

A l'heure où se posent, dans un nombre croissant de collèges, des problématiques de relations garçons/filles, à tel point que des intervenants professionnels doivent venir leur apprendre le "vivre en mixité", à l'heure où les écoliers se séparent spontanément au sein même de leur classe selon leur sexe, à l'heure où l'on nous assène de la parité à tout bout de champ... ne faudrait-il peut-être pas d'abord repenser les magasins de jouets et les jeux que l'on propose à nos enfants ? Les rayons "fille" des magasins, dotés de leurs cuisinières et aspirateurs miniatures par exemple, ne sont-ils pas à vomir ? N'est-ce pas, dès leur plus jeune âge, qu'il faut essayer d'inculquer aux enfants la lutte contre toute forme de préjugés et de discrimination ?

Amis parents, les jeux que vous offrez à vos enfants sont loin d'être anodins. Soyez attentifs... ou alors, les papas, soyez comme certains que je connais : suffisamment héroïques pour avoir le courage de jouer au Jeu du Miroir Magique avec leur(s) fille(s).

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30 commentaires

  • Maat

    10/02/2012 à 13h50

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    Mais au final, sorti de toutes considérations sexistes ou représentations de la société etc. Le jeu plait-il aux petites filles (ou petits garçons, qui sait) ? Outre le thème, la qualité du jeu est-elle au rendez-vous ?http://jeux-societe.krinein.com/jeu-mir ... 18182.html

  • Islara

    10/02/2012 à 13h55

    Répondre

    Comme dit dans le deuxième paragraphe, oui, la qualité est au rendez-vous, d'où le fait que je n'ai pas mis 0.

  • Anonyme

    10/02/2012 à 14h35

    Répondre

    Merci Islara pour ta critique.Je te reconnais bien là.

  • el viking

    10/02/2012 à 20h55

    Répondre

    Pourquoi on a pas le badge féminisme quand on lit cet article?

  • hiddenplace

    10/02/2012 à 21h21

    Répondre

    En tout cas, sans connaître le contenu du jeu (outre ce qui est décrit dans l'article), je trouve qu'à vue de nez, la qualité graphique n'a pas l'air si convaincante (après, je sais, faudrait incriminer le graphisme de Disney (surtout sur les produits dérivés). Un pas que je franchis... allègrement )

    (j'ai envie de dire, l'idée du prince charmant, faudrait incriminer toute la production Disney ou presque, en fait^^)

    edit : je rajoute juste mon avis d'instit sur les derniers points que tu évoques Islara (je crois que je l'avais dit quelque part une fois, mais je ne sais plus sur quel topic), sur les jeux soit disant "spécialement destinés" aux filles : si l'on transmet aux enfants, comme c'est le cas à l'école et notamment en maternelle, le goût du jeu d'imitation sans cloisonner les genres auxquels ils sont "censés" se destiner, les deux sexes jouent à part quasiment égale à la dinette, aux poupées, et aux voitures et jeux de construction.
    Le problème majeur reste qu'à la maison, une bonne partie des parents ne partagent pas cet avis, et certains (mais heureusement pas tous) se refusent à acheter une poupée ou une cuisinière à leur fils, ou un camion ou des chevaliers/ pirates à leur fille.

  • Islara

    10/02/2012 à 21h31

    Répondre

    el viking a dit :
    Pourquoi on a pas le badge féminisme quand on lit cet article?


    Probablement parce que le badge a été créé avant cet article et que l'informatique ne voyage pas encore dans le temps. Mais on peut tjs demander au Webmaster de l'inclure...

  • Islara

    10/02/2012 à 21h39

    Répondre

    hiddenplace a dit :
    edit : je rajoute juste mon avis d'instit sur les derniers points que tu évoques Islara (je crois que je l'avais dit quelque part une fois, mais je ne sais plus sur quel topic), sur les jeux soit disant "spécialement destinés" aux filles : si l'on transmet aux enfants, comme c'est le cas à l'école et notamment en maternelle, le goût du jeu d'imitation sans cloisonner les genres auxquels ils sont "censés" se destiner, les deux sexes jouent à part quasiment égale à la dinette, aux poupées, et aux voitures et jeux de construction.


    Oui, je me souviens de ça. On peut remercier les écoles maternelles d'ailleurs. S'il y a bien un bastion où il y a encore des profs investis et passionnés, c'est celui-là. Anecdote : un de mes neveux adore les jeux de dinette.

    hiddenplace a dit :
    Le problème majeur reste qu'à la maison, une bonne partie des parents ne partagent pas cet avis, et certains (mais heureusement pas tous) se refusent à acheter une poupée ou une cuisinière à leur fils, ou un camion ou des chevaliers/ pirates à leur fille.


    Maintenant que j'ai un fils en plus d'une fille, je peux me poser la question à moi-même. Acheter camion, épées et cie à ma fille ne me pose aucun souci. Acheter une dinette à mon fils (ce n'est pas encore fait vu son très jeune âge) n'en posera pas non plus, mais une poupée... je ne sais pas (comme quoi, mon propre cerveau ne s'est pas encore débarassé de tous ses formatages). Quoi qu'il en soit, s'il en pique une à sa soeur, je ne lui reprendrai pas (sauf si la grande soeur vient renvendiquer sa propriété... ).

  • hiddenplace

    10/02/2012 à 21h55

    Répondre

    Je pense, mais bien sûr ce n'est que mon humble avis , que tu peux acheter les yeux fermés une poupée à ton fils quand le moment sera venu s'il t'en fait la demande, il arrive même que la demande soit vraiment pressante de la part des petits garçons *aussi*, autant que de la part des filles (c'est le cas du fils d'une amie, qui a 2 ans)
    En tout cas dans ma classe, les garçons (comme les filles d'ailleurs) sont tellement contents d'aller au "coin poupées" que je me demande comment ils font pour s'en passer à la maison s'il n'y en pas une (et à mon avis chez bcp il n'y en a pas)

  • nazonfly

    11/02/2012 à 09h15

    Répondre

    Moi je suis comme Islara. Mon petit bout a une dînette avec laquelle il joue de temps en temps (plus qu'avec son établi). Par contre, une poupée j'ai du mal. Quand on a un enfant, faut pas oublier qu'on n'est pas seuls. Et si on a un garçon, on a plus de chance de se retrouver avec des tas de pirates, voitures et autres.
    Par contre, ce truc de princesses que ce soit pour les filles ou pour les garçons, ça a quand même l'air d'être du caca en boîte. Et le rose piquera toujours les yeux. D'ailleurs sur ce dernier point, c'est drôle comme les filles, même de maman plus ou moins féministe, en restent à ce malheureux rose qui est quand même la pire des couleurs.

  • naweug

    11/02/2012 à 09h56

    Répondre

    Je suis d'accord avec toi sur la laideur du rose mais, malheureusement, les fabricants de vêtements (pour donner un exemple) ne proposent en général que cette couleur pour les filles..

  • Penthesilea

    11/02/2012 à 10h34

    Répondre

    BRAVO pour cet article, qui va plus loin que la critique de jeu !

  • hiddenplace

    11/02/2012 à 10h51

    Répondre

    Clair que j'ai jamais compris cette obsession du rose pour les filles. (certaines petites filles sont habillées en intégral rose 7/7, c'est un peu dommage pour le reste de la palette. )

    Et comme je l'avais déjà dit dans cet autre topic je sais plus où, les garçons (de tout âge d'ailleurs, pas que les petits) ont tendance à dire du coup que le rose c'est *que* pour les filles (faut surtout pas toucher ne serait-ce que le feutre !!!). Argh

    edit : Naz : la poupée pour le garçon, je vois que c'est encore connoté. C'est dommage, mais je ne vois vraiment pas où est le problème... enfin bref. Par contre, souvent quand ils n'ont pas de poupées, les enfants reproduisent le processus d'imitation (le fait de jouer au papa ou à la maman) avec ce qu'ils ont sous la main, ce sera l'ours ou l'éléphant qui traîne dans le coin... en gros, les peluches ça passe mieux que les poupées pour les petits garçons, dans le regard des adultes. Mais c'est sûr que même si ça reste son "petit", l'identification de l'enfant avec le bébé reste à mon avis moins forte qu'avec un bébé humain (en plastique hein^^)(même si par ailleurs, je trouve que certains poupons font un peu peur )

  • froo

    11/02/2012 à 11h02

    Répondre

    Ce qui est marrant, c'est qu'à une époque lointaine, le rose c'était pour les garçons et le bleu pour les filles.

    Sinon, on sort un peu des jeux de société, mais Lego a sorti tout récemment une gamme spécialement pour les filles (après 4 ans d'études marketing très poussées)...


    Et la v-loggueuse de Feminist Frequency a récemment mis en ligne une critique intéressante de cette nouvelle gamme et du marketing de Lego :

  • Islara

    11/02/2012 à 11h24

    Répondre

    Lego, tu m'as accompagné toute mon enfance, du château fort, en passant par les vaisseaux spatiaux, jusqu'à la ville et le bateau pirate ! Pourquoi une telle trahison ?!

    PS : merci Penthesilea.

  • hiddenplace

    11/02/2012 à 11h33

    Répondre

    Ah ouais quand même.

    Ils ont même été jusqu'à faire des bonshommes (enfin bonnes femmes du coup) qui ne ressemblent même plus aux bonshommes légo d'autrefois (un peu carré et stylisés comme les playmobils) mais plus aux poupées girly qu'on voit émerger depuis quelques années.

    edit : soit dit en passant, ils font un peu la même chose avec Playmobil depuis quelques années (gamme avec des châteaux tout roses de princesse, il me semble), mais pas aussi stigmatisés que ce que je vois là...
    Enfin pour moi Playmobil reste le top du top du jeu d'imitation (pour tout sexe confondu), je regrette d'ailleurs tjs d'être trop "grande" quand je vois le catalogue.

  • nazonfly

    11/02/2012 à 15h31

    Répondre

    hiddenplace a dit :
    edit : Naz : la poupée pour le garçon, je vois que c'est encore connoté. C'est dommage, mais je ne vois vraiment pas où est le problème... enfin bref.


    Le problème, c'est qu'on n'est pas équipés.

    Cf cette poupée qui avait débat à sa sortie. Attention cette vidéo contient des seins, je sais pas si ça peut choquer mais je préfère prévenir.

  • froo

    11/02/2012 à 16h35

    Répondre





    (tiens, il me semble que récemment j'ai lu un truc sur ces poupées, dans un article qui parlait de la censure des magnifiques affiches des Infidèles.)

  • hiddenplace

    11/02/2012 à 16h45

    Répondre

    Eh bien moi, ce n'est pas tant le principe qui ne me choque plus que ça^^ : on est quand même dans l'imitation, donc ça peut venir à l'idée des enfants sans que ce concept de poupée existe... le problème, c'est qu'à l'âge où l'enfant commence à jouer à la poupée (18 mois-2 ans je dirais à la débottée), normalement il n'a en général plus trop l'âge d'être allaité... (en général, je dis bien en général, parce que bon^^). A moins qu'il n'ait un petit frère ou une petite sœur que sa maman allaite, ça peut lui donner l'idée, c'est vrai.

  • naweug

    11/02/2012 à 18h29

    Répondre

    Ce topic va me donner de ces cauchemars !

  • Guillaume

    11/02/2012 à 18h42

    Répondre

    Cela, je crois, rassure les parents de savoir si c'est un jouet pour garçon ou fille. Ils ont bien trop peurs que leur fille se prenne pour un garçon ou que leur garçon se prenne pour une fille.

  • naweug

    11/02/2012 à 18h44

    Répondre

    Rassure ?! Si c'est le cas, l'être humain a encore beaucoup de chemin à faire...

  • Guillaume

    11/02/2012 à 18h45

    Répondre

    Ça c'est pas une breaking news

  • naweug

    11/02/2012 à 18h47

    Répondre

    Héhéhé

  • Islara

    11/02/2012 à 21h25

    Répondre

    Guillaume a dit :
    Cela, je crois, rassure les parents de savoir si c'est un jouet pour garçon ou fille. Ils ont bien trop peurs que leur fille se prenne pour un garçon ou que leur garçon se prenne pour une fille.


    Ca ne m'était pas du tout venu à l'esprit cette idée délirante !? C'est justement quand on fait trop de catégories qu'on prend le risque que les enfants virent vers le sexe opposé. Exemple (et le manga Family Compo est très parlant là-dessus) : A est un garçon ; il aime la danse ; on lui dit que la danse n'est pas faite pour les garçons ; il veut donc être une fille car ce sera sa seule solution pour faire de la danse. Si on ne lui avait pas dit que la danse était un "truc de filles", il en aurait fait, tout en conservant sa pleine identité de garçon.

    Où est la masculinité, où la féminité ? Finalement, personne ne le sait très bien. A part les différences liées aux organes sexuels et à la reproduction, ça ne va en réalité pas beaucoup plus loin. Les femmes font de la boxe tout en étant complètement femmes, épouse ou mère ; et les hommes peuvent être coiffeurs, stylistes etc... tout en restant complètement hommes, mari ou père (oui, je sais, j'attends la réplique me disant que ces milieux sont truffés d'homos ; mais il y a aussi des homos chez les footeux ).

  • nazonfly

    11/02/2012 à 21h47

    Répondre

    Ah l'homosexualité dans le sport et en particulier le foot... je crois que un seul prof a vraiment admis être homo. À méditer.

    En tout cas, même sur les différences liées aux organes reproducteurs, c'est pas simple.

    EDIT : un seul PRO, pas PROF.

  • Sylvain

    11/02/2012 à 23h14

    Répondre

    Moi j'adore le rose (véridique), j'en porte, j'ai des goodies rose, etc.
    Et j'ai d'ailleurs a propos de tout ça une (belle ? non pas vraiment) anecdote. Avant, j'habitais à Villejuif, et donc j'allais faire les courses à Belle-Epine, centre commercial qui correspond en tout point à la caricature de la banlieue populaire. Dans le carrouf, un soir, je vois une famille un peu "beauf" faire ses courses : madame qui remplit son caddie avec tout ce qui est en accord avec ses coupons de réduction, monsieur en survet, mais qui doit faire une allergie violente au sport et soigne ça avec de la bière, et le petit, 5 ans max, lui aussi avec un survet noir et argent

    En passant devant le rayon fringues, le petit voit une superbe casquette rose et (fait un cinéma, se roule par terre) interpelle ses parents sur l'éventualité d'un achat. Réaction du père (qui avait déjà fait un commentaire à sa femme la première fois que je l'avais croisé avec mon pull rose) : "le rose c'est pour les PD, j'ai pas envie que mon fils se fasse enculer". Inutile de dire que la mère était surtout gênée.

    Donc oui, je pense que les gens ont un problème avec l'orientation de leurs enfants.

  • nilbroc

    12/02/2012 à 02h49

    Répondre

    J'ai vu plus haut que certains hésitaient a donner des poupées a leurs fils, et bien pour ma part j'ai été élevée dans une famille très ouverte et féministe (merci mon dieu) et quand j'étais môme j'avais le droit a tout ce que je voulais ( en terme de genre et non de quantité bien sur), si bien que toute mon enfance j'ai joué avec des poupées, des petites bagnoles, des dinettes, des legos tout ça sans stéréotype de genre, et maintenant a 19 ans je me sens beaucoup mieux que de nombreuses personne de mon age élevés dans ces stéréotypes et qui sont finalement plus perdue et peu sur de leur identité (a tout les points de vue) que moi maintenant.
    Je prône donc l'éducation sans stéréotype de genre.
    Mais je rajouterais que ces stéréotype sont très encrés dans les mœurs malheureusement, et ça ne se retrouve pas que dans les jouet, on remarque que des la naissance la façon de tenir les bébé garçon et fille et différente, les petites filles sont plus facilement engueulées quand elle salissent par exemple etc... Donc si ce n'était qu'une question de jouet finalement ce serait un problème relativement simple a régler.

    Voila c'était ma participation bourrée de fautes d'orthographe, et si c'était écrit a la main il y aurait aussi de gros pâtés d'encre.

  • nazonfly

    12/02/2012 à 08h22

    Répondre

    Voilà ce que c'est le résultat d'une éducation sans stéréotypes, on écrit comme un cochon

    Par contre, je n'ai jamais fait attention aux différences de tenir les bébés selon qu'ils soient garçons ou filles. Pourtant ça se multiplie dans mes environs, je vais étudier ça avec attention. (mais malheureusement on garde les stéréotypes comme quoi les filles sont plus précoces que les garçons, qu'elles parlent plus tôt).

  • Islara

    12/02/2012 à 12h28

    Répondre

    nilbroc a dit :
    J'ai vu plus haut que certains hésitaient a donner des poupées a leurs fils, et bien pour ma part j'ai été élevée dans une famille très ouverte et féministe (merci mon dieu) et quand j'étais môme j'avais le droit a tout ce que je voulais ( en terme de genre et non de quantité bien sur), si bien que toute mon enfance j'ai joué avec des poupées, des petites bagnoles, des dinettes, des legos tout ça sans stéréotype de genre, et maintenant a 19 ans je me sens beaucoup mieux que de nombreuses personne de mon age élevés dans ces stéréotypes et qui sont finalement plus perdue et peu sur de leur identité (a tout les points de vue) que moi maintenant.
    Je prône donc l'éducation sans stéréotype de genre.


    Oooh ! Ca c'est un beau témoignage pour le féminisme ! Merci Nilbroc ! Et en prime, plus rien désormais ne nous empêchera de lui acheter une poupée ou même de l'habiller avec certains trucs roses de sa grande soeur.

  • dark_magician

    13/02/2012 à 20h46

    Répondre

    J'aime les jeux qui s'adressent à tous le monde, je crois qu'on accepte plus facilement de partager un moment avec une personne différente quand on s'amuse.Par exemple, je me souviens de mes cours d'EPS en primaire et au collège, les filles et les garçons jouaient ensemble à la balle au prisonnier, au basket, au volley et même au foot. Les équipes étaient mixtes et il n'y avait jamais eu de problème, on essayait de se faire confiance. Alors que pendant les récréations, les filles et les garçons ne se mélangeaient pas la plupart du temps.
    Pour revenir au jeu du Miroir Magique, c'est vrai qu'il y a un risque que les petites soient conditionnées avec ces idées de prince charmant. C'est aux parents d'expliquer à leurs enfants que ce n'est qu'un jeu.
    Je pense qu'il faudrait interpeller la société productrice du jeu et demander pourquoi le jeu ne s'adresse qu'aux petites filles et pas aux parents et ni aux garçons ?

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