8.5/10

Shadow Hunters

Shadow Hunter, comme son nom l'indique, a pour thème des chasseurs d'ombres. Vous y incarnez soit une ombre, soit un chasseur, ou encore un innocent quidam. Pour gagner, il vous faut remplir des conditions de victoire spécifiques...

Shadow hunter est un jeu d'origine japonaise édité en France par Matagot. Il surfe sur la vague gothique. Qui dit jeu japonais, dit dessin typés manga. Et bien Shadow hunter ne déroge pas à la règle. Les illustrations ne sont d'ailleurs pas aussi inappropriées qu'on eut pu le penser à la simple évocation de manga gothique (mais j'avoue n'être ni fan ni connaisseur, vous me pardonnerez !).
Le principe est simple : vous faites partie d'une faction : shadows, hunters, ou neutres. Chaque faction a ses conditions de victoire et chaque personnage ses propres pouvoirs. Il faut se taper dessus gaiement.

fshadowhunter_1_250Shadow Hunters : A quoi cela ressemble-t-il ?

La petite boîte semble bien résistante,. Lorsqu'on la prend en main on sent la robustesse, et il faut avouer que c'est assez rare de nos jours. Contrairement à mes boites de Wanted ou de Korsaar qui ont terriblement souffert, celle-ci ne semble pas vieillir (ou bien je suis devenu plus délicat avec le temps, qui sait !). A l'ouverture, on découvre des cartes, deux dés et des pions en forme de cubes. Les dés se révèlent à l'utilisation assez difficile à déchiffrer. Il faut, si on en a la possibilité, songer à les changer (un de six faces et un de quatre). Les illustrations des cartes sont dans la même veine que celles de la boîte du jeu. Pas trop moches mais pas exceptionnelles non plus.

 

carte_metamorphe_250Shadow Hunters : En quoi ça consiste ?

Il faut tout d'abord placer le mini plateau de jeu ainsi que les six cartes de lieu. Puis déterminer le nombre de personnages de chaque faction, les distribuer face cachée et le jeu est prêt ! Chaque joueur joue son tour de jeu en entier, phase après phase. On lance les dés pour déterminer dans quel lieu on va se rendre. Chaque emplacement a des actions particulières,  permettant soit de piocher un des trois types de cartes (vision, ténèbres ou lumière), soit de soigner un camarade, soit de le blesser ou de lui chiper un équipement. Ces lieux sont répartis en territoires de deux cartes. Une fois l'action effectuée, le joueur peut décider de frapper un autre personnage. Pour cela, il faut qu'il soit dans le même territoire que son ennemi (sauf carte équipement indiquant le contraire).

Jusque là, les mécanismes sont à peu près similaires à Wanted/Bang. Mais si l'on se penche un peu sur l'originalité introduite par les cartes visions, on se rend compte qu'elles apportent une dimension supplémentaire. En effet, en début de partie, on ne sait pas qui est qui, contrairement à Wanted où l'on connait le shérif. Comme, en temps que joueur sensé, on ne voudra pas frapper à l'aveuglette, ces cartes permettent d'essayer de deviner par recoupement d'informations à quelle faction appartient la personne à qui on la donne.

Exemple : Maat décide de donner à Guillaume une carte vision dont ils sont les seuls à prendre connaissance. Sur cette carte est écrit « si tu es un shadow ou un neutre, perds un point de vie ».

Le joueur est obligé de s'exécuter, on table bien évidemment sur la bonne foi de celui-ci. Seul cas intéressant qui déroge à la règle : lorsque le personnage est un métamorphe. Celui-ci peut mentir éhontément pour toute question de carte vision.
Un autre point de détail assez important : On est obligé de jouer toute carte piochée, et celles-ci ne sont pas toujours avantageuses. 
Chaque personnage a une condition de victoire spécifique. Les hunters doivent tuer tous les shadows, et réciproquement. Les neutres ont des exigences plus complexes telles que « rester en vie », « être le premier à mourir », « obtenir cinq cartes équipement », etc.
De même, chaque personnage a des capacités spéciales, qui, en règle générale ne sont activées que lorsque l'on révèle son personnage. Celles-ci vont de « infliger un dé 4 blessure à un ennemi » à la contre-attaque systématique du Loup-Garou.
La partie se termine quand une des conditions de victoire est atteinte ; même un mort peut gagner.

 

10458_1_250Shadow hunters : Fun ou pas fun ?

Et bien à la lumière de nombreuses parties, le plaisir de jouer à Shadow Hunters est à chaque fois renouvelé. Cependant, à quatre ou cinq joueurs, ce n'est pas la panacée. Une partie se termine vite et on peut ainsi en enchaîner plusieurs.  Le gros plus à mon sens par rapport à d'autres jeux du genre est apporté par la paranoïa et le bluff bien plus présents que dans Wanted. De bonnes idées ont été introduites, telles que le métamorphe ou les cartes visions. En somme, c'est un bon petit jeu qui ne prend pas de place, qui ne dure pas très longtemps et qui ravit tous les joueurs qui y ont participés jusqu'à présent, quel que soit leur niveau de connaissance des jeux !

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2 commentaires

  • naweug

    31/05/2012 à 23h48

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    Un chouette petit jeu "apéro", bien plus fun que Wanted qui reste quand même toujours très similaire selon les parties. Par contre, jouer à 7 à Shadow Hunters a rendu la partie assez ardue, surtout lorsqu'un des collaborateurs meurt rapidos.. http://jeux-societe.krinein.com/-20379/ ... 10171.html

  • Maat

    01/06/2012 à 13h55

    Répondre

    Oui, plus fun que Wanted, mais j'aime quand même de temps en temps retoucher au vieux Bang

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