8.5/10

Sobek, la stratégie de la corruption

Vous êtes un marchand de l'Egypte Antique. Comme tout marchand, vous ne souhaitez qu'une chose : le profit. Et vous êtes prêts à employer la voie de la corruption pour parvenir à vos fins. Embarquez sur le Nil et mesurez vous aux autres marchands dans Sobek, un jeu de Bruno Cathala.


Sobek, Dieu de l'eau et de l'inondation dans la mythologie Egyptienne, est d'une importance capitale pour les populations habitant le delta du Nil. Ce nom n'a pas été donné au hasard ! En effet, comme vous vous en doutez donc, nous prenons place dans l'Egypte Antique, dans un tout nouveau marché se trouvant à côté du temple de Sobek, en construction, mais surtout du célèbre fleuve. Pour être le premier à récupérer les marchandises, les commerçants sont sans scrupules ! Ils sont prêts à tout, et principalement la corruption !


La fameuse boite.
Enfin une boite intelligente !

En effet, au format mini, la boite de Sobek renferme des trésors d'ingéniosité. J'ai été très agréablement surpris par les rangements proposés par le plastique thermoformé. En ouvrant cette petite boite aux dessins dignes d'un Astérix et Cléopâtre, on découvre trois livrets de règles, un en Allemand, un en anglais et bien sûr un en français. Mine de rien, l'anglais est très utile car on ne se souvient pas toujours de tous les effets des personnages et le livret tourne entre tout le monde. Bref, un petit plateau de décompte des points finit de nous masquer le fameux plastique. Nous y voilà : on peut apercevoir un rangement pour les pions de décompte, puis deux ingénieux trous pour glisser les doigts et récupérer facilement les cartes. Ensuite, les jetons de corruption en carton en forme de scarabées sont récupérable par une pression sur leur côté supérieur qui les fait se relever. Ils découvrent ainsi les jetons évènements qui, par le biais du trou qui a permis de basculer les scarabées sont attrapables aisément. Les illustrations des cartes sont sympathiques sans être transcendantes mais elles s'intègrent parfaitement au thème.


Les cartes et les jetons évènements.
Flirtons avec la corruption tout en n'étant pas le plus corrompu…

Il va falloir maintenant récupérer des marchandises avant de les revendre. Il existe six sortes de marchandises différentes. Blé, poisson et bétail sont les plus communes et donc les plus faciles à se procurer. Ebène et marbre le sont moins, et l'ivoire est la denrée la plus recherchée. En sus de ces cartes marchandises, on peut récupérer des cartes personnages au nombre de neuf qui permettent d'exécuter des actions spéciales.
Chaque joueur récupère un bagage de départ, à savoir des cartes marchandises qui ne comportent pas de scarabées. On mélange les douze pions évènements pour en garder cinq. Puis on étale neuf cartes sur le bord du plateau de jeu en prenant soin de laisser face cachée les personnages et de retourner les cartes marchandises.

Le plateau de jeu.
Lors d'un tour de jeu, vous avez le choix entre prendre une carte, jouer un personnage et poser un lot de marchandise. On récupère les cartes de gauche à droite. La première carte est gratuite, mais si on est intéressé par la carte en quatrième position, il va falloir prendre les trois premières cartes en corruption pour avoir celle qui nous convient.
Ou bien on joue un personnage, il suffit alors de le défausser et d'appliquer les effets (réduction de corruption, pioche de cartes, récupération de cartes dans le paquet corruption, vol de carte dans la main d'un autre etc.). On ne sait jamais quel personnage on va récupérer lorsque l'on choisit de prendre une carte, étant donné qu'ils sont face cachée.
Il ne reste plus qu'à poser un lot ; il faut au minimum trois cartes de même type pour poser un lot. Les premiers à poser des lots peuvent récupérer des jetons évènements qui ont pour la plupart des effets forts intéressants ! 
Lorsqu'il ne reste plus de cartes, la manche s'achève et on décompte les points. Le joueur ayant eu le plus de corruption recevra un malus en points. La partie s'achève si, au décompte, un joueur dépasse les cent points, mais si tel n'est pas le cas, on arrête à la fin de la troisième manche.


Un brin de corruption par ci....
Sobek
, c'est une inondation d'amusement.

Tant à deux qu'à trois ou quatre, Sobek est extrêmement divertissant. J'ai trouvé qu'à deux joueurs, le jeu avait un côté tactique plus présent qu'à trois ou quatre. L'on doit bien faire attention à ce que l'autre prend, ce qu'on lui laisse, tandis qu'à plus, il faut anticiper les actions des autres. Il arrive souvent que l'on peste contre un concurrent qui préfère prendre un maximum de corruption en éliminant des cartes qui nous intéressent plutôt que de prendre une autre carte… 
Bruno Cathala a réussi le pari de pondre un petit jeu fort intéressant, très rapide à enchainer. La règle est peut-être délicate à assimiler au premier abord mais après une partie tout roule tout seul et je ne connais personne qui n'ait pas apprécié Sobek ! De plus, Gameworks nous livre une édition de fort belle facture. où il manquera cependant un récapitulatif aide de jeu des différents pouvoirs des personnages et des jetons évènements.
Que demande le peuple ?

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