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Space Hulk : Death Angel

Space Hulk est un vrai petit bijou de stratégie, de suspense et de tension. Nerveux tout en étant accessible, il colle à merveille avec l'esprit du jeu d'origine.

++ Transmission entrante niveau rouge ++
Briefing de mission Blood Angels 7362-1
Frère Sergent Lorenzo :
« Rassemblez votre escouade de Terminators et attaquez le Space Hulk "Péché de Damnation" via la salle des torpilles. Infestation extrême de Genestealers à bord. Votre objectif est de détruire la salle de contrôle avant. Attendez-vous à une résistance élevée.
Estimation : 44% de chances de réussite de la mission avec 86% de pertes pour l'escouade »

++ Dernière transmission interceptée de la part de l'escouade du Frère Sergent Lorenzo ++

« Rapport de mission H+16 mon Commandant. Ici Frère Valencio, j'ai réussi à atteindre la salle de contrôle. Frère Zaël et Frère Noctis ont péri sous leurs griffes... CRRRRRR Le Sergent aussi... CRRRRRR Le sas va bientôt céder... CRRRRRR Ils arrivent de partout... CRRRRR Mon arme est enrayée... CRRRRR Je ne vais pas réussir à les retenir longtemps... CRRRRR Pour l'Empereur... CRRRRR » Fin de transmission.

Voilà en gros ce que pourrait donner un petit résumé de ce qu'il se passe dans Space Hulk : Death Angel. Petit rappel historique pour les nuls : Space Hulk était à l'origine un jeu de plateau sorti en 1989, lui même inspiré du film Aliens sorti en 1985 d'un certain James Cameron qui aimait déjà bien mettre des extraterrestres dans ses films (mais non je ne parle pas de Leonardo Di Caprio !). L'univers s'est par la suite étendu à Warhammer 40000.

Frère Zael en action
Frère Zael en action
Vous l'aurez compris, l'ambiance du jeu est donc la même que celle du film. Elle vous met dans la peau d'une escouade de Space Marines Blood Angels (traduisez : Marines) qui s'aventurent dans les profondeurs d'un énorme Space Hulk (traduisez : gigantesque vaisseau spatial) pour dépecer à tout va des hordes de Genestealers (traduisez : aliens). Chaque joueur va donc prendre le commandement d'une escouade parmi six et composée de deux Space Marines équipés d'armures Terminators (rien à voir avec James Cameron là par contre !) et d'armes lourdes diverses (lance flammes, griffes éclairs, bolter lourd, marteau tonnerre etc.) pour arriver à se frayer un chemin à travers les différents lieux du vaisseau jusqu'à une ultime salle où ils devront remplir certaines conditions de victoire. Il faut ajouter à cela que le jeu est un jeu coopératif c'est-à-dire que tous les joueurs gagnent ensemble la partie ou bien se font joyeusement hacher menu ensemble...

Vous pouvez ressortir vos vieilles figurines du jeu d'origine
Vous pouvez ressortir
vos vieilles figurines du jeu d'origine
Le système du jeu est relativement simple mais génial : chaque joueur choisit une action parmi trois possibles : le soutien, le déplacement ou l'attaque (avec une capacité spéciale supplémentaire propre à chaque action de chaque escouade soit 18 capacités uniques au total) avec interdiction de choisir la même action pour le tour prochain. Vous vous doutez bien qu'avec des hordes de Genestealers qui débarquent à chaque tour de jeu, le simple fait de ne pas pouvoir choisir une action d'attaque pour un tour donné (parce qu'on l'a déjà utilisée au tour précédent) peut avoir des conséquences désastreuses voire mortelles. Et c'est là que le principe est génial. Le choix des actions est vital et très lourd de conséquences. Une seule erreur d'appréciation et votre escouade entière peut être décimée ainsi que celles de vos compagnons occasionnant le game over. Il faut s'organiser, se coordonner, anticiper, être méthodique car à partir du moment où vous avez commencé à perdre deux ou trois membres de l'équipe, la victoire devient de plus en plus compromise (l'effet boule de neige est très présent). La tension est donc là en permanence, palpable à chaque retournement de cartes ou bien à chaque lancer de dès. Et pour alimenter encore plus cette oppression, certaines cartes vous fournissent des évènements spéciaux avantageux ou non à chaque tour accentuant encore un peu plus l'incertitude sur vos chances de survie.

Quelqu'uns des xénos que vous rencontrerez
Quelques uns des xénos que vous rencontrerez
Et pour ces différentes raisons, Space Hulk : Death Angel est une vraie réussite. Avoir réussi à exporter l'ambiance du jeu de plateau où une poignée de Space Marines luttent pour leur survie contre un déluge de Xénos dans un simple jeu de cartes tient déjà du génie. Et question ambiance, on peut dire que l'on est servi : tout a été fait pour traduire cette ambiance si particulière aussi bien dans le superbe design des cartes que dans le système de jeu avec le choix crucial des actions, ou bien dans la mise en place (les Space Marines sont obligés de se déplacer en file indienne symbolisant leur avancée dans les couloirs étroits des Space Hulk sans beaucoup de marge de manœuvre alors que les aliens peuvent les déborder par les sas, les conduits, les plafonds à n'importe quel moment)

la fameuse formation en file indienne des Space Marines
La fameuse formation en file indienne des Space Marines
Alors certains pourront crier au scandale car le jeu s'appuie sur une grande part d'aléatoire : lancers de dés, cartes d'évènements etc... Mais il faut bien réaliser que d'une part les jets de dés peuvent être relancés en cas d'échec si l'on s'organise bien avec les actions et capacités de soutien et que d'autre part, c'est le hasard et l'incertitude de la situation qui donne au jeu ce sel et cette atmosphère si particulière. Les dés sont justement là pour justifier le fait qu'à tout moment une arme peut (comme dans la vie réelle) s'enrayer et ne pas toucher sa cible ou bien qu'un Marines peut se faire tuer par un Xénos qu'il n'avait pas vu et qui l'a lapidé par derrière (pas comme dans la vie réelle là... !).

Frère Noctis
Frère Noctis
Non le seul vrai reproche que l'on peut faire à Space Hulk : Death Angel, c'est peut être le fait d'éliminer un joueur qui a perdu ses deux unités, ce qui est logique aussi. Mais dans l'absolu, si vous entamez une partie à cinq ou six joueurs, il sera fréquent de la terminer à deux ou trois laissant donc plusieurs joueurs sur le carreau largement avant la fin de la partie. Il est donc plutôt conseillé de ne jouer qu'à deux ou trois joueurs avec deux pelotons chacun (voire même jouer tout seul car le jeu propose un mode un joueur aussi intéressant que les autres ce qui est assez rare dans les jeux actuels pour être signalé)

Les différents types de cartes
Les différents types de cartes
En bref, Space Hulk : Death Angel est un véritable petit bijou de stratégie, de suspense, de tension qui colle à merveille avec l'esprit du jeu d'origine tout en étant plus accessible. Les fans de Warhammer 40000, d'Aliens, d'armures Terminator, de Marines et autres Zergs se doivent d'essayer au moins une fois ce jeu pour en apprécier l'ambiance qu'il dégage. On attend déjà avec impatience une éventuelle extension qui comprendrait de nouvelles unités, de nouvelles tactiques, de l'équipement, des nouveaux ennemis (des Marines du Chaos par exemple) et qui ne ferait que renouveler un jeu déjà très riche et où chaque partie est différente.

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    4 commentaires

    • Maat

      11/04/2012 à 14h24

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      J'ai du rater un épisode, ou avoir la mémoire qui me joue des tours, mais print on demand, ça veut bien dire ce que ça veut dire ?
      C'est étrange tout de même, ça doit du coup augmenter les couts de prod, non ?http://jeux-societe.krinein.com/-21092/ ... 18667.html

    • Ryo

      11/04/2012 à 14h34

      Répondre

      Pas sur : c'est un tirage à la demande en fait : donc le cout est hyper maitrisé : pas de stock, pas d'invendus, pas de cout d'édition non rentabilisé etc...

    • Maat

      11/04/2012 à 14h49

      Répondre

      Logiquement, enfin quand je m'étais intéressé à l'édition, lorsque l'on voulait monter notre boite, il vaut mieux à la limite faire un petit tirage si tu sais que tu n'auras pas beaucoup de succès (genre entre 1000 et 3000), ça coute moins cher, mais vraiment beaucoup moins, car les machines faut les calibrer. Alors si tu fais des demandes tous les mois ça demande de requalibrer à chaque fois et c'est ça qui coute cher, il me semble. Sans compter les transports à renouveler... Un conteneur plein coute moins cher que plusieurs vides... Après si tu fais comme Tilsit avec le jeu de mon pote (Mars), ils ont sorti 3000 exemplaires, le jeu a fait un bide, et ça a participé au fait qu'ils coulent car ils faisaient comme ça pour tout, en achetant plein de licence parfois inutiles et qui avaient un cout monstre.

      Bref, m'est d'avis qu'il vaut mieux connaitre son marché et faire un petit tirage quitte à relancer plus tard que du print on demand... Je suis curieux de connaître l'arrangement qu'ils ont avec l'imprimeur...
      Mais si Edge le fait, c'est qu'ils doivent avoir une astuce...

    • Guillaume

      11/04/2012 à 16h32

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      J'imagine que ça va être un paquet de carte dans un blister ? Ça ne doit pas couter bien cher à produire : quelques euros revendu sans doute 10-20 ? On doit pouvoir utiliser une méthode d'impression qui ne demande pas de calibration particulière non ? j'imagine du jet d'encre recto/verso de qualité ou un truc du genre.
      Si c'est envoyé directement de l'endroit où c'est imprimé, c'est certainement encore plus jouable.

      Ça réduit les risques bien sûr... les bénefs aussi, mais si on répercute sur l'acheteur, et vu les couts réduits en frais de stockage/transport, alors c'est sans doute faisable... surtout qu'il ne s'agit apparemment pas de matos complexe : cartes, feuilles de papier...

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